Chaque rivière est régie par un fonctionnement qui lui est propre. Chaque élément qui caractérise un cours d’eau, qu’ils soit anthropique ou non, influence sa morphologie et son hydrologie. Avant même de définir des actions, il est impératif d’appréhender leur complexité.
Afin de déterminer le fonctionnement global de chaque cours d’eau, nous utilisons un protocole standardisé nommé Salamandre mis à disposition par le département du Tarn-et-Garonne. Cette méthode permet de dresser un état des lieux impartial et reproductible qui servira de base structurante dans la construction des programmes d’actions. Décrit de façon barbare, Salamandre est un outil de terrain qui détermine le fonctionnement hydromorphologique de la rivière.
Mais alors, c’est quoi l’hydromorphologie ? Plutôt qu’un long discours, voici une vidéo, réalisée par des confrères, qui définit cette science et les enjeux qui y sont associés.
Reproductible entre toutes les rivières du territoire, cette méthode permet de comparer sincèrement le fonctionnement hydromorphologique de la rivière sans biais d’observation. À l’aide d’une fiche terrain, l’agent définit les différentes caractéristiques du cours d’eau par tronçons homogènes. Une fois la complétion des informations, elles sont synthétisées et déterminent une note globale sur les dysfonctionnements rencontrés. Cette analyse préalable est indispensable pour échanger et prioriser les actions à mettre en place.
C’est sans doute une valeur fondamentale pour les syndicats de rivière. Le cours d’eau, recevant les eaux qui s’écoulent sur son bassin versant, est le miroir de notre gestion du territoire. L’urbanisation, l’industrialisation, l’intensification des pratiques agricoles… influencent l’écoulement des eaux et le fonctionnement naturel du cours d’eau. Considérant que l’eau des rivières s’écoule naturellement d’un point haut qu’on appelle l’amont, vers un point bas qu’on appelle l’aval, il est indispensable de prendre en considération l’impact de nos aménagements pour ne pas déplacer les risques ou même les aggraver. On appelle cette notion :
« La solidarité amont-aval. »
C’est sur ce principe que les syndicats de rivières se sont peu à peu structurés afin de garantir un équilibre entre les usages et le fonctionnement naturel du cours d’eau.